Le lâcher prise avec les enfants

Lacher prise et laisser vivre

Comment pratiquer le lâcher prise avec les enfants?

Avant même d’être enceinte, on se fait tout un tas de principes sur la façon d’éduquer et de guider notre enfant.  Force est d’admettre qu’à un moment donné, le lâcher prise est nécessaire voire salutaire et qu’on ne pourra pas toujours tout contrôler. Profitons des bons moments et pensons aux avantages. Laissons-le devenir lui-même.

Qu’est-ce que le lâcher prise ?

Le lâcher prise c’est simplement accepter ses limites et se dire qu’on ne peut pas tout contrôler. Il ne s’agit sûrement pas de renoncer… non ! Car contrairement à ce que l’on pense, le lâcher prise nous aide à agir autrement afin de donner à notre enfant la possibilité de devenir autonome et d’être responsable, de se développer à son propre rythme. Mais c’est aussi, une autre manière de lui dire qu’on lui fait confiance et qu’on l’accompagne.

A 1 an et demi, il « devra » savoir marcher, à 2 ans il « devra » bien parler, à 11 ans il « devra » pouvoir préparer son petit-déjeuner tout seul. Et pourquoi pas marcher simplement à ses côtés et respecter son propre rythme ?

Qui nous dit que flâner seul dans les bois ne lui fera pas apprendre des règles de la vie ?

On a peur du lâcher prise

Être parent, c’est tout un travail, mais aussi un apprentissage. On s’inquiète pour leur avenir. On s’encombre des contraintes socio-culturelles et on a peur du jugement des autres. On a peur pour eux ! Et même nos propres principes constituent autant de pressions sur notre attitude et notre manière d’agir. Mais le fait de tout contrôler n’est pas une solution.

On lâche prise lorsqu’on respecte le rythme de notre enfant, sa personnalité, sa différence, son intérêt et ses besoins.

On est concerné par ses décisions et son développement, on est disponible pour le soutenir, on est là pour poser certaines limites et dire « non » quand il le faut, on accepte qu’il devienne lui-même. Et tout cela, sans le condamner ni lui couper les ailes.

Mais alors oui, avec ces phrases qu’on connaît très bien : si je le laisse faire … , je dois faire quelque chose … , c’est pour son bien que je le fais … , ça va être comme d’habitude …

Aujourd’hui, optez pour « il est assez grand pour… ».

« Je fais tout pour eux », mauvaise idée !

En tant que parent, on est soucieux du bonheur de nos enfants, qu’ils soient en sécurité et en bonne santé. On espère qu’ils ne manquent de rien et qu’ils soient à l’abri des difficultés. Du coup, même s’ils grandissent, on a parfois tendance à tout faire à leur place. On continue à les habiller même s’ils sont capables de le faire seuls, on les surveille en permanence, on règle leurs problèmes jusqu’à intervenir en cas de soucis à l’école ou entre amis sur des choses qu’ils pourraient régler eux-même. Je ne dis pas qu’il faut laisser son enfant dans la difficulté, je pense cependant qu’on peut le guider à trouver sa propre solution sans devoir s’immiscer à régler le problème à sa place. Ce qui enlèverait leur part d’initiative, d’autonomie et de capacité de résolution de problèmes. A trop vouloir les surprotéger, on risquerait également de les priver de découvertes contre des choses qui n’existent pas ou de dangers qui n’arriveront probablement jamais …

Laisser l’enfant faire les choses c’est lui donner l’occasion d’apprendre. Il nous fera bien savoir quand il aura besoin d’un coup de main.

J’y vais petit à petit

Le lâcher prise est un changement qu’on doit adopter de façon progressive avec nos enfants, car l’autonomie est un travail de longue durée qui ne s’acquiert pas à la va-vite. On commence par changer de petites habitudes comme éviter de se réveiller la nuit à chacun de ses appels, ou d’appeler toutes les heures pour demander de ses nouvelles lorsqu’il passe ses vacances chez les grands-parents.

Je change le regard que je porte sur mon enfant

Je lui fais confiance, je crois en sa valeur, je respecte ses choix, j’accepte qu’il essaie et fasse des bêtises … Ce n’est pas aussi facile mais je peux toujours essayer. Je prends aussi confiance en moi et je transmets la confiance.

Je lâche prise mais je ne me laisse pas faire

Je ne peux pas le forcer à dormir ni lui dire comment il « doit » dormir – il dormira quand il aura sommeil mais l’important c’est qu’il fasse un bon sommeil dans son lit.

Je ne peux pas le forcer à manger – il mangera quand il aura faim mais je pose mes limites sur les collations ou les heures de repas.

Restons donc réaliste et aussi efficace ; car on ne pourra surtout pas contrôler la faim, ni le sommeil, ni le comportement de notre enfant. Mais nous avons le pouvoir de changer les conditions pour que notre enfant grandisse dans le bien-être et la liberté d’être lui-même.

J’arrête de râler

Même si les choses ne se passent pas toujours comme prévues (selon nos prévisions !), râler ne ferait qu’augmenter la nervosité et l’anxiété, qui auront tôt fait de contaminer toute la famille !

Qu’est-ce qui est plus important pour nous ? Qu’est-ce qui s’accorderait à nos principes ? Et si on essayait de le dire simplement pour que nos enfants puissent le comprendre ? Expliquons-leur ce qu’on va faire demain, où on va, pour faire quoi…ou préparons leurs vêtements la veille pour qu’ils puissent s’habiller tout seul sans nous attendre.

Nous avons tendance à ne voir que les choses qui n’ont pas été faites selon nos convenances et nos principes. Prenons plutôt l’habitude de féliciter les comportements positifs. Ce à quoi nous accordons de l’importance  prend de l’ampleur. En mettant l’accent uniquement sur les bêtises et les mauvaises habitudes, on ne verra plus que cela au risque de faire oublier toute petite tentative de bon comportement.

Je lâche prise et j’attends …

On s’attend à tout ou à rien. A des erreurs, des dégâts, des résultats positifs… des surprises ! Le but, c’est de ne rien anticiper, de ne poser aucune condition ni préjugés, et de rester confiant.

Je m’occupe de moi

Oui ! Le lâcher prise, c’est aussi penser à soi et se redonner confiance. Arrêtons de culpabiliser pour tout et n’importe quoi et osons faire preuve d’un peu d’égoïsme ! Nous avons aussi des envies, des besoins et des priorités (et ce ne sont pas toujours les enfants !). Nous pensons au bien-être de toute la famille, n’oublions surtout pas le nôtre et osons nous faire plaisir de temps en temps.

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