Comment satisfaire son besoin de reconnaissance à la maison?

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Puisque nous vivons en société, nous avons tous besoin de reconnaissance. Les signes de reconnaissance sont l’expression de nos liens avec les autres.

Pourquoi nous avons besoin de reconnaissance?

Le besoin de reconnaissance confirme notre appartenance sociale, au travail, dans n’importe quelle groupe, et à la maison auprès de notre famille. Nous avons besoin de reconnaissance pour nous sentir utile, apprécié(e) et digne d’intérêt. Ou digne d’amour puisque le besoin de reconnaissance est certainement lié à un besoin d’être aimé finalement tout simplement. C’est clair que c’est important pour l’estime que nous avons de nous-mêmes, c’est ce qui confirme qu’on est là, qu’on nous voit, bref qu’on existe.

Je ne sais pas si les femmes ont un besoin de reconnaissance plus fort que les hommes. Toujours est-il que la société nous dicte depuis l’enfance que pour être reconnu (et aimé), on doit être gentil, et plus particulièrement les filles (tandis qu’on félicite plutôt les petits garçons d’être forts). Ce qui fait que les filles soient plus enclines à penser aux autres, à satisfaire les besoins des autres … pour être reconnues ?

Le problème avec ce besoin de reconnaissance c’est quand ça devient source de souffrance et de dépendance vis-à-vis des autres. Quand on s’épuise à essayer de satisfaire tout le monde, à se plier en quatre dans l’espoir d’avoir quelque chose en retour (et qui ne vient pas !) et ceci au détriment de SOI.

 

Avant d’écrire cet article, je posais la question sur Facebook ce qu’évoque ce besoin de reconnaissance à la maison. Merci à celles qui ont répondu et qui confirment l’expression d’un malaise fréquent lié au manque de reconnaissance à la maison.

Voici ce que j’ai retenu principalement :

– Manque de considération du conjoint :

Monsieur qui rentre à la maison après son travail et qui demande à sa femme ce qu’elle a fait dans la journée. Pas grand chose en fait pense-t-il. A peine s’il écoute. Et il dit : « T’as de la chance, toi tu as le temps, tu passes la journée à la maison ». Et Madame se tait, blessée, non reconnue. S’il savait hein, tout ce que j’ai trimé toute la journée pense-t-elle! Et si davantage elle ose encore demander de l’aide pour s’occuper un peu des enfants avant le repas, Monsieur s’énerve. Il a un « vrai » travail LUI, il est fatigué. « Toi, tu sais pas ce que c’est de travailler toute la journée » Et re-BANG !

Monsieur ne reconnaît pas tout ce qu’on se tape comme travail à la maison. Avec un peu de chance il ne s’énerve pas mais il faut répéter et répéter les choses pour qu’il daigne apporter un coup de main. Que la femme travaille en dehors de la maison ou pas, c’est presque la même chose.

Et il en résulte beaucoup de frustration, le sentiment d’être incomprise, transparente et SEULE au monde. Se sentir seule alors qu’on est entouré de sa famille, c’est terrible, j’ai connu ça !

 

– Manque de reconnaissance des enfants :

Tout comme le conjoint, les enfants pensent que la maison est auto-nettoyante (du moins, c’est ce que maman pense que sa famille pense !). Parce que tout le monde laisse traîner les choses. Les jouets dans le salon, les habits sales par terre, le sac d’école dans l’entrée, les paquets de biscuits entamés … Pas de soucis, quelqu’un va ramasser, ranger, nettoyer. Ce quelqu’un c’est souvent maman !

 

– Manque de reconnaissance sociale

Une reconnaissance particulièrement difficile pour les mères au foyer. Parce qu’on vit dans une société qui valorise les choses par l’argent, que la mère au foyer ne ramène pas d’argent donc peu importante (et moins noble !). Triste constat non ?

Nous vivons dans une société qui valorise également le FAIRE plus que l’ÊTRE. « Et puis toi qu’est-ce que tu fais dans la vie ? », la question qui se pose à chaque fois dès qu’on est quelque part. La reconnaissance est déjà difficile au niveau professionnel en tant que femme et face à un homme. Pour une femme au foyer c’est souvent pire. « Ah, tu es à la maison, c’est chouette ça. Tu as le temps de t’occuper de tes enfants alors ? » Et on va passer la question à la personne suivante, parce que le reste au fond on imagine bien, le ménage, cuisine …etc… que des tâches ingrates, sûrement rien de très intéressant à raconter. Terrible !

 

Une maman à la maison ne fait que remplir sa mission. Elle fait son job (et gratuitement), c’est normal après tout. Et tout ce qu’elle fait se défait aussi vite que ça a été fait, re-nettoyer, re-ranger, refaire à manger … ça ne s’arrête jamais sans beaucoup de « preuves » de son travail à la fin de la journée. La femme active elle a au moins la récompense de son salaire.

Et on se précipite aussi de féliciter le papa quand il s’occupe des enfants. On lui donnerait presque une médaille parce qu’il a changé une couche ! Et il paraît qu’on a de la « chance » si on a un mari qui aide à la maison!

 

Je caricature mais ce n’est pas si loin de la réalité. Moi-même oui j’ai vécu certaines de ces situations. Mais les choses ont changé, même si certains jours sont plus difficiles que d’autres, comme partout ! Et je crois que les choses ont changé parce que j’ai aussi et surtout changé. J’ai décidé à un moment donné de ne plus dépendre des autres (notamment de mon mari) pour qu’ils remplissent pour moi ce foutu besoin de reconnaissance. J’ai cessé de douter de ma valeur … parce que je le vaux bien ! 😉 

 

Comment faire alors pour tenter de satisfaire ce besoin de reconnaissance à la maison ?

 1) Redéfinir ses croyances

Quand on est enfant, on doit compter sur les autres, les adultes, parents, profs et autres pour nous dire ce qui a de la valeur ou pas, et de quelle manière nous avons de la valeur ou pas. Si nous nous limitons à cette croyance, nous continuons à laisser le pouvoir aux autres de définir notre importance, par leur reconnaissance.

Cessons d’attendre cette reconnaissance des autres pour exister, même si elle nous est utile et bénéfique. On devrait commencer par exister pour nous-mêmes non ? Ce n’est pas parce que quelqu’un vous manque de considération que vous devez aussi vous manquer de considération !

Ensuite, mère au foyer ou pas, est-on vraiment obligé de tout faire à la maison? C’est honorable de se dévouer pour sa famille mais a-t-on besoin pour cela de se sacrifier au point de s’oublier ? Pas le droit de se plaindre, pas le droit de lâcher prise, pas le temps d’avoir du temps pour soi … Si nous n’y trouvons aucune satisfaction personnelle dans ce dévouement, imaginons les valeurs que nous transmettons à nos enfants dans ce cas là?

 

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2) Assumer sa situation

Je pense sincèrement qu’entre mère au foyer et mère « active », il n’y pas de statut plus enviable que l’autre. Il n’y pas de bonne ni de mauvaise situation, il y a la situation qu’on assume. Et même si les circonstances de la vie ne nous mènent pas toujours là où on pensait aller, entre celle qui se retrouve à rester à la maison alors qu’elle aurait bien aimé travailler, celle qui voudrait bien être au foyer mais qui n’a pas le choix financièrement, et celle qui a pu choisir mais qui culpabilise … à un moment donné assumer sa situation c’est juste (se) reconnaître d’être à la bonne place maintenant et d’essayer d’en tirer parti au mieux.

Oui, la satisfaction du besoin de reconnaissance n’est pas une question de statut, c’est lié à l’épanouissement personnel et cela passe par la valeur qu’on accorde à sa situation.

 

3) Chiffrer sa contribution matérielle

Le pouvoir de l’argent valorise le travail « professionnel » comme plus honorable que le travail d’une maman au foyer. Alors s’il vous arrive encore d’oser douter de votre valeur, jouons le jeu. Puisqu’il faut ramener les choses à leur valeur financière, prenez la calculette et comptez tout ce que la famille économise par votre travail, car oui c’est un travail! Comptez les heures de ménage s’il fallait engager une femme de ménage, les heures de garde des enfants, le repassage, la cuisine … non ce n’est pas rien et cela ne se fait pas tout seul!

J’avais entendu parler de cette étude américaine qui évaluait le calcul du salaire mensuel des femmes aux foyers à 7000 euros par mois, rien que ça. D’après cette étude et en moyenne, une femme au foyer effectue 94 heures de travail par semaine. Alors pensez-vous encore que vous ne faites RIEN ?

4) S’exprimer et dialoguer

Quand on souffre du manque de reconnaissance, il est important de pouvoir l’exprimer. Quand on rumine ses frustrations en soi, on les alimente progressivement. Il suffit d’une petite chose pour en rajouter une couche et une autre couche à chaque fois, et développer de la rancune vis-à-vis de l’autre qui installe une barrière de plus en plus haute.

S’exprimer c’est oser dire ce qui nous manque et ce qu’on ressent. S’exprimer au nom de SOI, en utilisant le « MOI, JE …. » et non accuser l’autre avec le « TU » : « Tu as dis cela, tu n’as pas fais ceci … ». Avez-vous pensé d’ailleurs que l’autre n’est peut-être pas au courant, et qu’il n’est pas censé deviner certaines choses si vous ne lui parlez pas de vous ?

Laissez également à l’autre la place pour s’exprimer, de quoi instaurer le dialogue. C’est l’occasion de s’écouter, de partager les attentes réciproques, les règles de la maison et les tolérances de chacun, d’essayer de se mettre à la place de l’autre, d’éclaircir des malentendus éventuels ou des mauvaises interprétations. Ne laissez pas un caleçon qui traîne par terre vous dire que vous n’êtes pas digne de reconnaissance !

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5) Savoir ce qui nous comble

Il y a quelques années, ma belle-mère m’avait offert un livre de Gary Chapman intitulé Les 5 langages de l’amour(merci Belle-maman !). Dans ce livre, il est dit qu’il y a 5 formes de langages d’amour et qu’il y a des choses qui nous touchent plus que d’autres pour se sentir aimé (et exprimer notre amour en retour). Puisque le besoin de reconnaissance est lié au besoin d’amour, réfléchissez à quel langage êtes-vous plus sensible :

  • toucher physique : je me sens aimée et reconnue quand mon conjoint me prend dans ses bras
  • paroles valorisantes : je me sens aimée et reconnue quand il me félicite pour un bon plat ou qu’il me dit un mot gentil
  • moments de qualité : je me sens aimée et reconnue quand il m’accorde du temps ou qu’on passe un bon moment ensemble.
  • Cadeau : je me sens aimée et reconnue quand il m’offre un cadeau
  • Services rendus : je me sens aimée et reconnue quand mon conjoint me rend un service

Il est important de connaître son langage d’amour pour comprendre aussi ce qui nous manque vraiment et ce qu’on attend de l’autre. Comme il est important de connaître le langage de l’autre pour pouvoir y répondre en retour. Imaginez que Monsieur rentre le soir après son travail avec le sentiment du devoir accompli, que pour lui assurer la sécurité financière de sa famille soit sa manière d’exprimer son amour et sa reconnaissance, alors que Madame aurait juste besoin d’un petit moment d’attention ou d’un service à la maison pour se sentir reconnue. Quand on ne parle pas le même langage d’amour, c’est comme converser dans des langues différentes, difficile de se comprendre!

 

6) Donner pour recevoir

Je suis d’accord que quand on est blessée ou frustrée, on à tendance à se retrancher dans son camp. Et à ruminer ses frustrations, on ne cesse de les nourrir. Pour faire grandir un climat de reconnaissance mutuel, nourrissons-le par notre propre reconnaissance et attention aux autres. Oui, nous avons besoin de signes de reconnaissance, mais est-ce que nous en accordons autour de nous ? Il ne s’agit pas d’user de flatterie ni d’hypocrisie, ni du « je te fais ça pour que tu me fasses ça », mais de reconnaître sincèrement les efforts de l’un, ce qui nous fait plaisir, et l’exprimer.

Et bien sûr, nous veillerons à renvoyer des signes de reconnaissance adaptés au langage de l’autre.

 

 7) Cultiver l’auto-reconnaissance

L’auto reconnaissance c’est décider de reconnaître ce qu’on fait de bien, pourquoi attendre toujours des autres ce qu’on peut faire soi-même? Oui, jetez-vous des fleurs de temps en temps (voire très régulièrement ! ;-), soyez fière de ce que vous faites et ressentez cette fierté en vous et pour vous. Fixez-vous des récompenses, vous le méritez. Vous pensez que c’est prétentieux ? Je pense plutôt que c’est une question de bienveillance envers soi, d’être un peu plus sympa avec cette personne qui compte pour vous, non? Là oui, lâchez-vous, soyez gentille … avec vous-même. Dites-vous merci ! Pourquoi pas utiliser un carnet de mercis ou un carnet de gratitude pour se souvenir de tout ce que vous faites de bien et ce qui vous arrive de bien! On n’y pense pas toujours, à force de trop penser aux autres !

La reconnaissance vient naturellement à soi quand on décide aussi de faire les choses pour soi-même. Trouver une raison personnelle de faire tout ce qu’on fait c’est mettre moins d’exigences au retour qu’on attend des autres.

Comme je l’ai dit plus haut concernant les langages d’amour, trouvez pour vous-même ce qui vous fait plaisir pour vous exprimer cette auto-reconnaissance : est-ce un temps seule pour vous, un bouquet de fleurs (que vous vous jetez à la figure, non je plaisante!), un cadeau … bref un truc qui vous fait du BIEN simplement!

 

8) Laisser la place au papa

On ne devine pas toujours ce que vit l’autre. Que vous soyez active en dehors de la maison ou pas, laissez-vous assez de place à votre conjoint pour s’occuper de la maison et surtout des enfants ? Que ce soit pour une heure, un après-midi, une soirée ou plus si affinités ! C’est l’occasion pour lui d’avoir un (petit) aperçu de TOUT ce que vous faites (et de construire sa relation avec ses enfants aussi quand même!). Cependant, nous les femmes avons souvent tendance à vouloir que les choses soient faites à notre manière, laisser la place c’est aussi faire confiance à l’autre de faire à sa manière … que les enfants soient en vie à votre retour c’est l’essentiel 😉

Et pour vous, ce serait justement l’occasion de prendre du temps pour penser un peu à vous et de faire quelque chose pour vous.

 

9) Avoir une vie sociale

Enfin, si la vie domestique est épanouissant pour certaines personnes, il me semble personnellement iindispensable d’entretenir une vie sociale. Que ça soit la famille, des collègues, des amis ou d’autres connaissances qui partagent les mêmes centres d’intérêt que nous. Pour autant qu’on y trouve quelque chose de bénéfique, les relations que nous avons nourrissent aussi notre besoin de reconnaissance. Et quel bien ça fait de pouvoir s’échapper un peu de la maison parfois, même si c’est juste le temps d’une conversation téléphonique avec une amie!

 

Voilà, je crois que c’est un des billets les plus longs que j’ai dû écrire, il faut croire que c’est un sujet qui me tenait à coeur! Et vous savez quoi, je vous serai reconnaissante d’y contribuer en y apportant vos commentaires, vos expériences, vos avis. Pour qu’on puisse se dire que non, le manque de reconnaissance n’est pas une règle immuable à la vie à la maison, et oui il est possible d’avoir la reconnaissance de son conjoint et de son entourage et à défaut oui on peut changer les choses.

 

>> Connaissez-vous le carnet de gratitude? Un moyen simple et ludique pour cultiver la reconnaissance en soi et autour de soi. 

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12 Comments

  • Le plus dure pour moi, je crois que c’est d’avoir une vie sociale… Mais je travail mon bien être à la maison en essayant de faire attention à tous ces petits bonheurs que la vie quotidienne peut nous apporter, plutôt que de me concentrer sur ce qui ne va pas. C’est justement le thème de mon article de demain. Je t’embrasse, et je partage sur ma page facebook!

    • asna

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      Je crois que c’est aussi très personnel de savoir ce qui nous nourrit, il y a des gens qui ont besoin d’une vie sociale plus animée que d’autres. Et puis avec les enfants on est obligé de s’adapter, à un moment donné on se fait surtout des amis en fonction d’eux, notamment avec les parents de leurs copains! merci du partage!

  • J’approuve à 200% chaque mot de ton billet !
    Comme tu le dis à la fin, la reconnaissance va dans les deux sens : il faut dire à ses proches qu’on apprécie ce qu’ils font pour nous afin qu’ils nous montrent qu’eux aussi apprécient nos actions.
    Il ne faut pas hésiter non plus à demander : j’aimerai que tu me dises quand tu trouves que ce que je fais est bien, j’aimerai que tu me montres que tu es fier(fière) de moi… parce que l’autre ne sait pas forcément non plus, comme tu l’expliques, quel est NOTRE besoin. Est-ce que j’ai besoin que mon mari me dise qu’il m’aime ou bien des actions me comblent plus ? Ici, j’ai un chéri qui fonctionne sur le mode « services rendus » : il me prouve son amour au quotidien par les actes (garder les petits pendant que je fais une sortie avec les copines, me soutenir dans mes projets) alors que je suis sur le mode « parole ». Je pourrais me plaindre toutes les 5 minutes qu’il ne me dit jamais je t’aime mais je sais que nous avons en fait juste deux modes différents.
    De même, lorsque qu’il m’aide à la maison … AHAHAH big joke, il ne m’aide pas ! Nous faisons chacun la même chose, le partage des tâches est instinctif chez nous. Bref, lorsqu’il lave par terre alors que j’avais la flemme de le faire, je ne peux pas m’empêcher de lui dire merci… il ne comprend pas trop pourquoi d’ailleurs 😉

    • asna

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      Hello Marina, ça serait intéressant de savoir si hommes et femmes ont des langages d’amour privilégiés. Moi aussi je crois que suis plutôt en mode parole, un seul mot et je pourrai déplacer des montagnes! ha!ha!ha!

  • aso_alex

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    Très bien écrit!
    Pour ma part j’ai la chance d’avoir un mari qui participe autant que moi à la maison et répète régulièrement aux enfants « attention maman vient de faire le ménage, on respecte le travail de l’autre… ». On travaille tout les 2 à temps plein avec de l alternance jour/nuit. Alors c’est celui qui est à la maison qui gère et donc chacun à notre tour 😉
    Je suis plus paperasse et lui jardin mais ménage/machine/repas c’est 50/50 :-)

    • asna

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      Je crois que c’est ça le secret, d’arriver à ce que chacun reconnaisse l’autre dans ce qu’il est, dans ce qu’il aime ou dans ce qu’il sait faire. On a souvent tendance à vouloir que les autres soient comme nous!

  • delahaye

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    bonjour , suer billet , je me retrouve exactement dans toutes ces phrases , j’avais poster un commentaire lors de cette question , sa ma permis de me libérer , et en plus une personne a été toucher par mon témoignage et est venue me parler , et depuis on parle ensemble , je trouve cela génial , transmettre aider , aimer , valoriser etc…. sa fait tellement de bien .
    bonne journée et bon courage , ne pas baisser les bras :)

    • asna

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      bonjour Edwige, je dois dire que j’ai bien pensé à toi quand j’ai écrit ce billet, j’avais bien senti ta tristesse par rapport à tout ça. Et wow je trouve génial que tu aies trouvé quelqu’un à qui parler à travers ton témoignage!! Oui comme tu dis ne jamais baisser les bras, et on est souvent beaucoup plus forte qu’on ne croit! Je t’embrasse!

  • Justine200

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    Moi, j’ai longtemps souffert de ce manque de reconnaissance de tout le monde. Surtout que je déteste m’occuper de la maison.
    Le nombre de disputes à ce sujet !!
    1 jour je me suis dit : Soit tu continues à râler et ça ne sert à rien de rester en couple car jamais il ne changera et toi tu seras de plus en plus malheureuse à force de faire de te plaindre (et lui il en aura ras le bol aussi du coup), soit tu trouves une solution pour NOUS rendre plus heureux.
    Aujourd’hui, je m’occupe de la maison en pensant à mon mari et à mes enfants. Quand je plie la pile de linge que j’avais en retard, je dis à mon mari avec un immense sourire « tu vas être content, je me suis décidée à plier le linge ». Et il me félicite! Quand je fais un plat un peu améliorer, pareil, je souligne mes efforts auprès de lui, et il me remercie. De la même manière, pour mes enfants, les jours où je change les draps des lits par exemple, je leur fait remarquer et j’ai droit à un gros câlin.
    Bon, je ne fais pas ça tous les jours non plus, sinon ça ne marche pas, mais je le fais suffisamment pour que cela rende bien plus agréable notre quotidien à tous, et les disputes sont rares à présent.
    Bien sûr, je me sens toujours bonne poire à m’occuper seule de tout, y compris les vacances et y compris les week-ends, mais comme je ne pourrai rien faire pour que ça change, autant essayer de grapiller ce que je peux comme je peux.

    • asna

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      Tu as raison, il n’y a pas de mal à rechercher les signes de reconnaissance de notre entourage, plutôt qu’à râler et ruminer dans son coin on se pourrit tout seul la vie! :-) N’oublie pas de penser à toi aussi quand tu t’occupes de la maison. Et la prochaine fois que tu plies le linge, je te suggère de compléter cette phrase pour toi: « JE suis contente parce que … ». A bientôt!

  • Fleur

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    Je suis tout a fait d accord avec ce billet. J’ai stopper ma carriere a l’arrivé du 2 eme ( j’en ai 3 ), je me reconnais exactement. J’ai decidé de rester a la maison car j’avai vraiment envie de m’occuper de ma famille. On m’a svt dit que j’avais un bon travail et que c’etait dommage d’arreter pour les enfants mais pour moi les enfants c’est primordial. Au fil des années, tous le monde nous devalorise, amie, parents et mari. J’ai des journées epuisantes, entre menage ( je suis un peu maniaque ), repas ( plat cuisinés et patisserie) et les enfants. Je m’occupe presque de tout et qd parfois je me plaints un peu parce que je suis extenuée, on ne m’ecoute meme pas ( mon mari ) ou bien on me dit que j’aurais du travailler ( mesamies ). Je n’ai aucun soutient ni meme compassion. On voit mon travail comme facile, d’apres eux je peux m’alloger et regarder la tele tte la journee. Et puis c un peu normal aussi vu que je profite de l’argent de mon mari il faut bien une contrepartie.
    Voilà en résumé. Mais moi je m’en contrefiche, je sais la valeure que j’ai, j’ai decidé d’avoir des enfants et leur donnerai tout mon possible pour qu’ils soient heureux. J’ai tissé un lien tres fort avec mes enfants, ils m’auront dans leurs souvenirs et se rappeleront de tout ce que je faisais pour eux. Ils se sentent aimés et entourés de l’attention et l’affection de leur mere.
    Je n’oublie pas non plus que mon mari accepte cette situation et je gere l’argent du foyer comme je le souhaite.

    • asna

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      Bonjour Fleur, vous connaissez votre valeur et ce qui est important pour vous, c’est-à-dire vos enfants, et vous avez fait vos choix en fonction de vos valeurs. Oui ce n’est pas facile car c’est beaucoup de travail et il y en aura toujours qui penseront le contraire. Mais vous pouvez être fière de vos choix car ce sont les vôtres!! Super

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