6 attitudes à changer pour obtenir la coopération de son conjoint

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Le partage des tâches  ménagères demeure une des plus grandes causes d’insatisfaction (et de conflit) au sein du couple. La femme se plaint le plus souvent du conjoint qui « n’aide pas » ou si peu. A vouloir bien faire pour obtenir la participation de notre partenaire, nos attitudes n’ont pas toujours l’effet attendu. Pire, certaines attitudes provoquent l’effet contraire jusqu’à fragiliser la relation de couple.

Voici 6 attitudes à changer pour obtenir la coopération de son conjoint, et au-delà de la question des tâches ménagères pour entretenir une relation respectueuse et réciproquement bienveillante.

 

1) Vouloir le changer à tout prix

Ce qui se passe :

Connaissez-vous ce dicton : « Une femme épouse un homme en espérant le faire changer, et il ne change pas. Un homme épouse une femme en espérant qu’elle ne change pas, et elle change ». Vouloir changer l’autre, oui j’ai essayé moi aussi :-)

C’est une tentation assez féminine, quoique non exclusive, basée sur l’opinion ( subjective!) que sa manière d’être et de faire les choses est la meilleure. Alors bien sûr, pour le bien de chouchou chéri, il a tout intérêt à changer! Et pourtant, on peut penser à tort qu’on se préoccupe de l’autre quand on veut le changer. Au fond, on se préoccupe surtout de remplir ses propres critères de schéma idéal.  Vouloir changer l’autre c’est aussi lui renvoyer la responsabilité de ce qui ne va pas.

En conséquence, l’autre se braque. Au mieux, il fait des promesses et quelques efforts mais cela ne dure pas car c’est uniquement « pour faire plaisir »! Une personne ne change profondément que s’il intègre pour lui-même la nécessité de changer. Il m’a fallu plusieurs années de mariage (et quelques cheveux blancs!) pour comprendre cela!

Quelle solution?

Il est donc illusoire de penser qu’on peut changer son conjoint. Bon, ne pleurez pas, tout espoir n’est pas perdu! Dépensez plutôt votre énergie à vous changer VOUS, de manière à changer le regard que vous portez sur l’autre. Par effet domino, le fait que vous changez apporte un changement dans la nature de votre relation … et avec un peu de chance inspirera peut-être votre chéri à changer lui-même! Mais il changera uniquement s’il le décide lui et s’il en a envie, tout ce vous pouvez faire c’est lui donner justement envie et non le contraindre!

 

2) Monopoliser le pouvoir à la maison

Ce qui se passe?

La femme et la maman qui gère tout à la maison occupe un réel  pouvoir. En parfaite fée du logis, elle incarne une idée de toute-puissance domestique. Elle est partout à la fois, elle sait tout, gère tout et veut tout faire (ce qui lui donne l’occasion de se plaindre de tout faire toute seule … la femme est un mystère!). Elle sait où sont rangées les choses, elle connaît le mode d’emploi de la machine à laver … elle!

Est-ce que ça fonctionne? Tant qu’il accepte vos règles oui, pourvu que ça dure! Mais ne vous plaignez pas qu’il doive vous appeler au secours à chaque fois pour lancer une lessive ou pour trouver une couche propre. Vous le maintenez dans une situation de dépendance en vous rendant indispensable. Oui, certaines femmes ont besoin que leur famille ait besoin d’elle! Cela n’incite aucunement monsieur à prendre des initiatives ( à quoi bon!). Il vous obéira peut-être mais sans réelle conviction. Au pire, il cherchera la confrontation pour se faire un peu de place … jeu de pouvoir, et l’Amour dans tout ça?

Quelle solution?

Si vous voulez motiver votre conjoint et obtenir sa coopération, acceptez de lâcher un peu de votre pouvoir à la maison. Cessez de vouloir être seule maîtresse (de maison!) à bord. Acceptez de faire équipe en partageant les responsabilités du foyer, impliquez votre conjoint dans vos décisions et mettez en place des règles communes. Soyez celle qui structure et qui motive de l’intérieur de manière participative, pas celle qui dirige de façon unilatérale.

 

3) Etre (trop) maternante avec lui

Ce qui se passe :

Votre instinct maternel déborde un peu trop sur votre conjoint? Vous voulez bien faire en étant aux petits soins pour lui. Pourquoi pas tant que cela reste une attention bienveillante. Le problème c’est quand votre attitude étouffe l’autre. Vous l’infantilisez en cherchant à le couver, en faisant les choses à sa place, en décidant à sa place et en l’empêchant d’être lui-même. Et vous entretenez ainsi son « incapacité domestique »! Ca l’arrange bien quelque part … « laisse tomber, c’est moi qui fais, tu ne sais pas faire!  »

Quelle solution?

Donnez une direction, montrez l’exemple et laissez-le faire à sa manière. Arrêtez de vouloir rattraper ses « erreurs ». Considérez-le comme un adulte responsable, c’est un grand garçon après tout! Apprenez également à penser un peu plus à vous et un peu moins aux autres. C’est sans doute dramatique mais il arrive très bien à se passer de vous et à faire les choses tout seul! :-)

 

4) Contrôler derrière lui

Ce qui se passe :

Madame demande l’exécution d’une tâche (oui chef!), elle laisse faire mais ne peut s’empêcher de repasser par derrière. Car évidemment ce n’est pas fait comme il faut, c’est à dire comme ELLE veut! Inspectrice consciencieuse des travaux finis. A trop vouloir courir après les défauts et les manquements de l’autre, on oublie simplement de reconnaître ce qui est fait et donné!

Une telle attitude est décourageante et dévalorisante pour votre partenaire. Il perdra toute motivation. A quoi cela sert de contribuer aux tâches ménagères puisque ce ne sera jamais fait comme il faut!

Une solution?

Si vous voulez qu’une chose soit faite comme vous le souhaitez exactement, faites-le vous-même  … mais pas question de se plaindre! Sinon apprenez à déléguer sans contrôler, c’est à dire en faisant confiance à l’autre et en respectant sa différence. « C’est celui qui fait qui a raison »!

Passez en mode compliments plutôt que reproches. Quand on se sent valorisé, on est incité naturellement à en faire plus! Idem pour nous j’imagine, les sentiment de responsabilité et de reconnaissance sont plus que jamais motivants pour affronter les tâches les plus difficiles.

 

5) Jouer aux devinettes

Ce qui se passe :

Avez-vous peur ou honte de demander de l’aide? Certaines femmes n’osent pas demander de l’aide car elles ont de la peine à assumer qu’elles n’arrivent pas à tout faire. Demander de l’aide serait faillir à leur mission et afficher ses faiblesses! Demander de l’aide c’est aussi prendre le risque que l’autre fasse mieux, c’est déstabilisant quand on manque de confiance en soi-même.

Alors Madame ravale sa fierté et ne dit rien … tout en espérant très fort que Monsieur daigne lui donner un coup de main. Ah celui-là quand même, il voit bien que je me tue à la tâche. Il pourrait deviner que j’ai besoin d’aide … puisque j’arrive très bien toute seule! Il ne s’intéresse pas à moi … personne ne m’aiiiiime!!

Une solution?

Fuyez la communication implicite, source de mésententes et de scénarios catastrophes dans votre tête! Et si vous disiez les choses simplement, en formulant vos besoins de manière claire! Soyez affirmative, dites exactement ce que vous voulez et non seulement ce qui ne vous convient pas.

 

6) Faire des comptes d’apothicaire

Ce qui se passe :

Puisqu’il est de bon ton d’instaurer le partage des tâches, certaines partent en guerre avec une attitude revendicative du style « j’ai-fais-ça-tu-dois-faire-ça! ». Même si le partage 50/50 fonctionne pour certains couples, je ne pense pas qu’il faille rechercher l’égalité parfaite à tout prix. C’est à chacun et à chaque famille de trouver son équilibre. J’ai fais 1h32 de ménage, tu me dois 4 tours de vaisselle. Il serait triste de résumer le quotidien à un calcul mathématique non?

Chacun devrait rendre des comptes. Ah, il y a quelque chose à faire mais ce n’est pas mon tour, je vais attendre sur l’autre! Cela renforce aussi l’idée de corvées et de contraintes, ou comment compliquer les choses en voulant les simplifier.

Une solution?

Ce qui importe à mon sens c’est que chacun soit respectivement à l’aise et valorisé dans ce qu’il ou elle fait, ceci dans un climat de partage et de confiance mutuelle. Plutôt que l’idée d’une égalité parfaite, je préfère parler de partage équitable, tenant compte des préférences et aptitudes de chacun. En favorisant la générosité, le plaisir et l’initiative de faire et surtout de faire ensemble.

 

Pour conclure, Avant de râler sur la partage des tâches ménagères, on devrait commencer par partager nos points de vue. C’est aller chercher au-delà des chaussettes par terre ou de l’évier qui déborde les réticences, les besoins et les motivations de l’autre. Comprendre ce qui est important pour l’autre et pour soi-même. Entrer dans son monde pour qu’il ait envie de rentrer dans le nôtre … et se donner les moyens de construire un monde en commun!

Et chez vous, comment ça se passe?

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5 Comments

  • Organisation domestique : entre pouvoir d’orchestration et [manipulations] négociations !

    • asna

      Reply Reply

      Quand tu parle de pouvoir d’orchestration, ça me fait penser à chef d’orchestre. C’est une image qui me parle bien, le chef d’orchestre est là pour coordonner le tout et chacun trouve sa place dans la symphonie! :-)

  • Excellent articles pleins de bon sens. Atteind du virus de l’organisation aiguë nous avons vite fait de transformer notre intérieur en camps militaire…aux ordres de la reine mère n’est ce pas?
    Et cette éternelle question du 50/50 réglée par « le partage équitable » trop fort. Encore faut il en avoir une même appréciation mais çac’est une autre histoire.

    • asna

      Reply Reply

      Bonjour. merci pour ce commentaire, ce qui me donne l’occasion de découvrir ton blog qui fourmille de pleins de bonnes idées on dirait! je m’en vais de ce pas découvrir tout ça! A bientôt!

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